La politique continue à être conjuguée...au masculin

Publié le par Tous Vivants

 

Si des pans entiers d’activité tels que ceux de l’éducation, de la médecine et de la justice sont envahis par les compétences féminines…au moins sur les premières marches de la pyramide, celui de la politique, autrement dit du « pouvoir » demeure imperturbablement une citadelle de la « mâle assurance ».

 

Les « universités d’été » et autres « campus » préalables à la rentrée politique ont confirmé la préséance des hommes politiques que ce soit à l’UMP, au PS, au Modem, au PRG, au NPA, au Nouveau Centre, au FN…même au MEI, au MHAN….et la « galaxie écologique » n’est-elle pas due à l’initiative de Daniel Cohn-Bendit et de José Bové ?

 

Pourquoi la loi sur la « parité », contraignante lors des élections, n’a-t-elle pas eu de conséquences sur la représentation des femmes au parlement ? Pourquoi le notariat est-il toujours un bastion de la gent masculine ?

 

Faut-il remonter à la loi salique qui, en France, sous la monarchie, excluant la femme de la succession à la terre, lui interdisait de monter sur le trône ?

 

Et cependant certaines avancées féminines se font jour en France et dans le monde. Parfois simplement pour « singer » la posture virile, parfois pour apporter cette touche personnelle de féminité.

 

Peut-être le changement politique doit – il  d’abord emprunter les chemins détournés de l’associatif.

 

Des milliers d’associations de défense de la nature, de la biodiversité, de la condition animale sont présidées par des femmes dont le dynamisme, l’enthousiasme, la générosité, le dévouement et le courage n’ont rien à envier à leurs partenaires masculins.

 

Pourquoi imaginer qu’une « voix féminine » n’aurait le savoir, les compétences et la détermination nécessaires à la prise des décisions responsables mais aussi l’intuition, la patience et l’humilité qui donne au pouvoir sa véritable noblesse ?

 

Jean-Claude Hubert

Secrétaire général de Tous Vivants

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