Les adages sont nombreux à traduire les contradictions qui nous déchirent personnellement et collectivement. « On ne peut pas plaire à tout le monde » !
Qui donc a eu la malencontreuse idée d’inventer « le choix » ?
Les milieux associatif et politique sont les miroirs de ces contradictions.
Les défenseurs et protecteurs de la cause animale sont beaucoup plus nombreux que les chasseurs mais le lobby de la cause animale est insignifiant à côté de celui des chasseurs.
Celles et ceux qui se mobilisent ou se disent contre les discriminations sont majoritaires en France, or les discriminations de toutes sortes prolifèrent toujours.
La pensée dualiste qui nous a façonné dès le berceau de l’école conduit à deux attitudes contradictoires : faut-il adopter une attitude extrême (pour ne pas dire extrémiste ou radicale) ou une
attitude mitigée, moyenne, de compromis ?
Notre tempérament individuel (personnel) et les circonstances de l’existence nous ont fait plutôt l’un ou plutôt l’autre. Chacune et chacun revendiquera avec force le « bon sens mitoyen » ou la «
certitude rassurante du droit absolu ». Les premiers accusant les autres de « révolutionnaires » ou de « terroristes », les seconds accusant les premiers de « frilosité » et de « passivité
criminelle ».
Le « ni l’un ni l’autre » est très à la mode. Jamais en effet la notion de « centre » n’avait eu apparemment autant d’attrait avec cette faculté intellectuelle privilégiée d’accorder son soutien
tantôt aux uns tantôt aux autres. Le citoyen est-il devenu versatile ?
Avant toute élection le pourcentage d’indécis, par exemple, reste très élevé. Il est devenu de plus en plus difficile de se déterminer en fonction d’une globalité. De la difficulté de construire
une base programmatique sans déplaire à trop d’électeurs ? Les programmes politiques deviennent de plus en plus flous, de plus en plus généreux à peu de frais : soulager les souffrances, vaincre la
misère, promettre l’égalité….favoriser la natalité, développer l’emploi, assainir les finances, assurer la pérennité des espèces, réduire les pollutions, les gaz à effet de serre…bref un panel ou
chacun peut y retrouver sa « petite chose » qui lui tient à cœur !!
« Défendre sa petite chose qui lui tient à cœur !! » ouvre la porte à la plus grande contradiction de notre époque : celle de l’intérêt particulier par rapport à l’intérêt général, celle de
l’égoïsme par rapport au collectif !! D’où la nécessité pour tout nouveau parti politique d’avoir pour premier objectif courageux de relier le particulier au général, la personne à la communauté,
l’individuel au collectif.
C’est un des objectifs primordiaux que se donne notre parti BIO politique TOUS VIVANTS ! Ce lien, innovant et irréversible : c’est l’interaction !
Interagir c’est reconnaître que nous faisons partie du Vivant dans sa diversité ; c’est accepter que nous soyons tous à la fois des émetteurs et des récepteurs de cette relation.
Interagir c’est reconnaître qu’il n’y a pas « d’existence en soi », que diviser, subdiviser et classer tue la réalité biologique dans sa richesse. L’interactivité : c’est l’ouverture, la
compréhension, la compassion, l’empathie à l’égard de tout être sensible humain et animal.
Interagir : c’est la seule façon de dépasser les contradictions inhérentes à notre société actuelle.
Jean-Claude Hubert Secrétaire Général de TOUS VIVANTS
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