La crise alimentaire mondiale était prévisible.

Publié le par Isabelle SOUBIRAN

Il existe un consensus : « l’insécurité alimentaire est grandissante,… la crise alimentaire est une catastrophe qui s’annonce ».

 

Chaque jour la faim tue déjà 25 000 personnes !

 

Toutes les organisations internationales, conscientes de l’importance de cette crise structurelle, appellent à une aide d’urgence : le PAM (Programme Alimentaire Mondial), la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture), le MSF ( Médecins Sans Frontières), la Commission Européenne…

 

Effectivement, les appels à la solidarité se multiplient.

 

Des produits (Plumpy’nut et Plumpy’doz, par exemple) sont envoyés d’urgence  pour lutter contre la malnutrition infantile.

 

Un plan d’aide d’urgence de la Communauté Internationale sera présenté en juin à l’Union Européenne et aux membres du G8 en juillet.

 

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Kimoon, tire la sonnette d’alarme : « L’Afrique subsaharienne est en danger. »

 

Le Brésil, le Niger, le Cameroun, la Côte d’Ivoire…prennent des mesures conservatoires : le Brésil, par exemple, interdit les exportations de riz,…tel autre suspend les taxes à l’importation au risque de déprécier encore plus les cultures vivrières locales.

 

Mise en cause immédiate du doublement des prix alimentaires ces trois dernières années.

 

Ce n’est que la partie émergée de l’iceberg.

 

Il faut reconnaître dans les causes profondes :

 

è L’augmentation exponentielle de la population de l’espèce humaine. (Triplement en moins d’un siècle) « La terre n’est pas faite pour supporter 9 milliards d’êtres humains »* (Edgar Pisani : ancien ministre de l’agriculture)

* prévus en 2050

 

è L’augmentation de la consommation de viande, alors qu’il faut six à dix fois plus de surface pour produire la même nourriture sous forme animale que sous forme végétale.

 

 

è L’augmentation des surfaces consacrées à la production des biocarburants aux dépens des cultures céréalières.

 

 

è La confiscation des échanges par l’OMC ( L’Organisation Mondiale du Commerce) amenant les pays pauvres à ne plus produire.

 

Bref, il apparaît criminel de vouloir ignorer les raisons qui, depuis des décennies, ne pouvaient que conduire à ces « émeutes de la faim » qui se multiplient aujourd’hui.

 

Jean-Claude Hubert

Secrétaire Général de « Tous Vivants »

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