Les post-soixantehuitards, le post-modernisme, le post-matérialisme [ l’après matérialisme cité par Martine Aubry], le post industriel, le post-historique….
Apparemment nous sommes vraiment entrés dans l’ère des « post », l’ère des « après ».
L’esprit de 68, le modernisme ou la modernité, le matérialisme, le monde industriel, l’Histoire elle-même sont menacés sinon dépassés !
L’agriculture, l’écriture, le patriarcat se dégradent chaque jour bouleversant les structures sociétales des civilisations rurales en voie de disparition.
Des émergences plongent chaque jour plus profondément dans l’oubli les mythologies religieuses et humanistes :
- le refus de toute discrimination : ethnique, sexiste, religieuse, idéologique…refus étendu aux êtres animaux sensibles.
- La nécessité d’adapter la démographie humaine aux ressources renouvelables et à l’espace disponible nécessaire au droit de vivre des autres espèces.
- La prise en compte du rapport d’interactivité qui exclut toute forme de hiérarchisation.
- La prise de conscience du sentiment d’appartenance au vivant et de l’impact sur ce vivant des activités humaines.
- Le respect du vivant dans sa richesse et sa diversité.
Tout ceci semble bien loin de la critique sociale et sociétale du capitalisme…et pourtant chacun de ces points et leur ensemble sont l’expression d’une rupture avec les processus économiques qui ont conduit aux crises successives que nous traversons.
Cette liste- non exhaustive – d’objections au capitalisme a le mérite d’exister. Ces différents points définissent les grandes orientations de l’écologie radicale, radicale, non par la violence mais par son aspect visionnaire.
Il n’est plus nécessaire d’alerter le monde sur l’exigence d’un nouveau mode de vie et la pratique de nouveaux comportements : c’est fait et l’évidence est consensuelle !
Le vivant est devenu la clé de voûte de notre propre existence et de chacune de nos actions.
Le vocabulaire est important : pourquoi définir l’émergent à partir de son préalable. Que signifie une civilisation post – historique ? Que veux –t-on dire quand on parle de « l’après matérialisme » ?
Nous sommes entrés dans une civilisation du vivant, une civilisation biologique, une BIO civilisation dont les éléments moteurs sont des écologismes environnementalistes et radicaux.
Le reconnaître sincèrement, dans le respect de la diversité des sensibilités, permettrait d’éviter bien des souffrances déjà en perspectives.
TOUS VIVANTS
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Isabelle Soubiran
Présidente fondatrice

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