Grandes Orientations Politiques

Mardi 7 juillet 2009

 

Les post-soixantehuitards, le post-modernisme, le post-matérialisme [ l’après matérialisme cité par Martine Aubry], le post industriel,  le post-historique….

 

Apparemment nous sommes vraiment entrés dans l’ère des « post », l’ère des « après ».

 

L’esprit de 68, le modernisme ou la modernité, le matérialisme, le monde industriel, l’Histoire elle-même sont menacés sinon dépassés !

 

L’agriculture, l’écriture, le patriarcat se dégradent chaque jour bouleversant les structures sociétales des civilisations rurales en voie de disparition.

Des émergences plongent chaque jour plus profondément dans l’oubli les mythologies religieuses et humanistes :

 

-         le refus de toute discrimination : ethnique, sexiste, religieuse, idéologique…refus étendu aux êtres animaux sensibles.

-         La nécessité d’adapter la démographie humaine aux ressources renouvelables et à l’espace disponible nécessaire au droit de vivre des autres espèces.

-         La prise en compte du rapport d’interactivité qui exclut toute forme de hiérarchisation.

-         La prise de conscience du sentiment d’appartenance au vivant et de l’impact sur ce vivant des activités humaines.

-         Le respect du vivant dans sa richesse et sa diversité.

 

Tout ceci semble bien loin de la critique sociale et sociétale du capitalisme…et pourtant chacun de ces points et leur ensemble sont l’expression d’une rupture avec les processus économiques qui ont conduit aux crises successives que nous traversons.

 

Cette liste- non exhaustive – d’objections au capitalisme a le mérite d’exister. Ces différents points définissent les grandes orientations de l’écologie radicale, radicale, non par la violence mais par son aspect visionnaire.

 

Il n’est plus nécessaire d’alerter le monde sur l’exigence d’un nouveau mode de vie et la pratique de nouveaux comportements : c’est fait et l’évidence est consensuelle !

 

Le vivant est devenu la clé de voûte de notre propre existence et de chacune de nos actions.

 

Le vocabulaire est important : pourquoi définir l’émergent à partir de son préalable. Que signifie une civilisation post – historique ? Que veux –t-on dire quand on parle de « l’après matérialisme » ?

 

Nous sommes entrés dans une civilisation du vivant, une civilisation biologique, une BIO civilisation dont les éléments moteurs sont des écologismes environnementalistes et radicaux.

 

Le reconnaître sincèrement, dans le respect de la diversité des sensibilités,  permettrait  d’éviter bien des souffrances déjà en perspectives.

 

TOUS  VIVANTS

http://www.tousvivants.org 

 

*****

 

 Isabelle Soubiran

Présidente fondatrice

isabelle.soubiran@tousvivants.org 

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Lundi 29 juin 2009

La politique bi polaire est toujours en vigueur. La droite et la gauche sont toujours référencées comme des valeurs sûres, confimées d’ailleurs par les scrutins dits « majoritaires ».

 

Le fait nouveau dans les dernières décennies est l’apparition d’une volonté politique de se situer soit entre la droite et la gauche – illustrée par le Modem, le Nouveau Centre…- ou une volonté de se situer en dehors du clivage droite X gauche – illustrée principalement par « Europe Ecologie ».

 

Apparemment il y aurait donc comme une nécessité d’échapper au carcan droite X gauche !

 

Une autre tendance actuelle et non moins importante est celle de l’émiettement, de l’éparpillement au sein même d’un des deux clans traditionnels : les partis de droite et de gauche se multiplient comme par miracle. Les partis de Gauche et de Droite ne peuvent plus se compter sur les doigts de la main !!

 

Le dernier né est celui créé par Jean Arthuis, sénateur ex-UDF, dont il est le premier Président : « l’Alliance Centriste ».

 

Il y a quelques jours un nouveau parti annonçait un retour au « parti religieux » : le parti « Chrétien Démocrate » de Christine BOUTIN.

 

Ces deux paramètres : échapper à la bipolarisation et diversifier les cultures de gauche et de droite témoignent d’un rejet de la politique traditionnelle bipolaire.

 

Droite et Gauche sont donc condamnées à disparaître : c’en est fini de la « marche libérale du monde » et c’en est fini de la « critique sociétale anticapitaliste ».

 

Si la politique « environnementaliste » théorise bien au-delà du clivage Droite X Gauche, elle retourne bien vite au bercail généralement de Gauche quand elle veut des élus.

 

Cette politique mi chèvre mi chou ne peut que générer des lots de déception car si elle si elle fait de petits pas vers l’environnement et l’indiscrimination, elle recule de grands pas sur la croissance, la démographie, le bio végétal….

 

Si la politique bipolaire traditionnelle et la politique environnementaliste se préoccupent à juste titre des besoins primaires de l’être humain et de la réalisation de ses désirs sociétaux, elles occultent totalement les conséquences des activités humaines pour la satisfaction de ces besoins et de ces désirs.

 

C’est cette lacune que vient combler la BIO politique.

 

La BIO politique introduit une réflexion essentielle, primordiale, sur la pérennité des conditions du Vivant.

 

Cette réflexion BIO politique n’est plus dualiste, n’est plus bipolaire : elle est transversale aux différentes sensibilités.

 

Cette réflexion BIO politique n’est plus représentative : elle est interactive entre tous les facteurs de la continuité du Vivant.

 

La BIO politique : c’est la conception même du Vivant dans ses limites objectives d’une biosphère finie qui alerte sur l’exigence de nouveaux comportements, d’un nouveau mode de vie, de nouveaux jugements, d’un nouveau mode de pensée, d’une nouvelle compréhension globale des êtres et des choses.

 

TOUS  VIVANTS

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« Nous n’avons pas créé TOUS  VIVANTS pour avoir le Pouvoir mais pour donner du pouvoir à celles et ceux qui partagent cette éthique et ces valeurs. »

Isabelle SOUBIRAN

Présidente fondatrice

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Samedi 27 juin 2009

 

 

Indéniablement, le capitalisme a été le champion idéologique du 20ème siècle.

 

Parce que la civilisation était encore majoritairement binaire ( ou bipolaire) le capitalisme a généré son contraire.

 

Ce fut donc aussi le triomphe du socialisme européen et du communisme soviétique ou chinois.

 

Le capitalisme mondial s’oppose aux altermondialistes des nouveaux partis anticapitalistes…et réciproquement.

 

A chaque fois le capitalisme s’en est sorti avec les honneurs de la victoire quel que soit son caractère financier, industriel, privé ou d’Etat.

 

La récente crise systémique qui l’a frappé de plein fouet ne semble pas l’avoir trop affecté.

 

Si pendant deux à trois semaines on a parlé de réformer le capitalisme pour en faire un capitalisme « à visage humain », il n’est désormais question que de « reprise ».

 

Préoccupé de garantir son existence et d’assurer sa survie éternelle, l’homme, jusqu’à présent, n’a jamais cherché à comprendre la particularité de son statut de vivant parmi les vivants.

 

C’est aujourd’hui sans doute, avec la dégradation de la Nature, la disparition des espèces, le réchauffement climatique, le milliard d’affamés, la surpopulation,…qu’il commence à comprendre la valeur du Vivant.

 

Créature divine ou juché sur son piedestal tout lui était permis, tout lui était donné, tout était à sa discrétion et le « plus » était toujours le « Bien » !

 

Il lui était alors inconcevable que son action (son prélèvement) sur la Nature pouvait avoir des conséquences sur sa condition de « vivant ».

 

L’homme pensait pouvoir vivre de croissance, de fric, d’esprit et d’âme.

 

Par vanité, l’homme avait fini par oublier qu’il vit et ne peut vivre que biologiqquement de la Nature.

 

Ce ne sont plus la croissance, le fric, l’esprit ou l’âme qui caractérisent aujourd’hui les préoccupations humaines mais la pérennité et le respect du vivant dans sa richesse et sa diversité.

 

C’est donc moins l’opposition au capitalisme qui apportera un sens post-historique au monde de demain que l’introduction du BIO partout dans la société occidentale.

 

Le BIO s’inscrit désormais aussi bien en théorie ( Pensée BIO, mentalité bio, culture bio…) qu’en pratique ( agrobiologie, emplois « verts »…) dans les différents domaines de connaissance et champs d’activité de l’humanité.

 

Dès aujourd’hui, sans opposition ni violence,  se structurent déjà – particulièrement dans les sociétés occidentales - : la bio politique ; la bio économie ; la bio culture ; la bio citoyenneté, le biocentrisme…ne laissant de place ni aux capitalistes ni aux anticapitalistes.

 

La pensée BIO est une pensée interactive et non dualiste.

 

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Vendredi 26 juin 2009

 

Il est difficile de ne pas se laisser envahir par une impression désabusée de fatalité, par le sentiment « qu’on n’y peut rien », que « tout le monde s’en fout », «  que c’est foutu ! »

 

Le désenchantement face aux crises, face aux réformes, face aux financiers, face à tous ceux qui n’ont d' autres raison de vivre que le profit et qui d’une façon ou d’une autre continueront.

 

Le désappointement face aux partis politiques qui se divisent, qui se subdivisent et dont les sortants n’ont qu’une envie, celle d’y rester.

 

Les désillusions face à la multitude mondialisée d’évènements dont les uns chassent les autres plus rapidement que le retour des journaux télévisés.

 

Les émissions télévisées elles-mêmes – au nombre incalculable- les radios, les journaux, les revues, les magazines fourmillent dans un mouvement quotidien finalement inaudible et illisible.

 

Tout va vite, tout va très vite, trop vite peut-être ? Même la mort préfère l’anonymat de la maison de retraite ou de l’hôpital au funérarium ou à la tombe.

 

Les plaisirs sont devenus bruyants, démonstratifs, collectifs, sans lendemains !

 

Les économistes promettent le retour des affaires. Les philosophes prétendent que rien ne sera plus jamais comme avant.

 

Des électrons, des électrons libres…au gré des modes, sans repères, sans critères…sans appartenance !

 

Oui, surtout sans appartenance !!

 

 Finie l’adhésion à la famille, à telle philosophie, à telle idéologie, à telle religion, à tel parti politique, à telle communauté, à telle culture.

 

La liberté, la vacance, la vacuité, l'absence, le vide !

 

Mais justement la pensée, à l’image de la Nature, a horreur du vide.

 

La rupture du sentiment d’appartenance ne protège pas de la souffrance. La souffrance ne fait pas la distinction entre les riches et les pauvres, ne fait pas de discrimination entre les êtres humains et les êtres animaux sensibles.

 

La souffrance est à la fois individuelle, personnelle et collective. La souffrance, là où il n’y a plus rien, recrée une relation, un rapport de compréhension, de compassion, d’empathie.

 

La souffrance, quelle qu’en soit l’origine et les manifestations, se lit dans le regard et fait naître l’émotion et l’appréhension du vivant.

 

C’est désormais ce qui relie tous les êtres sensibles, êtres humains ou êtres animaux.

 

Chacun sait que cette souffrance n’est pas une fatalité.

 

Reconnaître que cette souffrance ne sépare pas, n’oppose pas, n’exclut pas. Reconnaître que cette souffrance rassemble et ressemble.

 

La souffrance est sans aucun doute aujourd’hui le nouveau lien d’appartenance qui intègre tous les êtres sensibles dans la communauté du vivant.

 

L’être souffrant refuse toute fatalité, pour lui-même comme pour ses semblables, comme pour les autres espèces,  au nom du Vivant.

 

TOUS  VIVANTS

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Jeudi 25 juin 2009

 

Les discours, les changements de tête ou de porte-feuille ministériels, les surprises médiatiques, les petites phrases assassines, les people, les bobos et les bling-bling :  tout est fait pour amuser la galerie. « Amuser » au sens de distraire : « détourner l’esprit de ce qui le préoccupe ».

 

Ce n’est qu’en pages intérieures, ce ne sont qu’en quelques lignes que l’on peut, dans la presse écrite,  découvrir que le « géant du meuble suédois Ikea a supprimé quelques 5 000 emplois dans le monde »….que « le distributeur américain de matériel de bureau Staples va supprimer entre 800 et 900 emplois en Europe. »

 

Certes, nul ne souhaite vivre dans le « catastrophisme quotidien », certes, tout un chacun aspire à une part de rêve mais personne ne souhaite vraiment être bombardé de sollicitations aussi médiocres, vulgaires ou dénuées de toute signification.

 

A cette fascination du virtuel de paccotille dorée s’ajoute hélas la conception d’un travail jamais fini ou susceptible d’être toujours extensible. Souvenons-nous de l’invitation de Nicolas Sarkozy  à « travailler plus pour gagner plus ».

 

A ce travail extensible – on peut toujours faire plus – s’ajoute aussi  un sentiment d’insécurité personnelle ( Qui à 40 ans n’a pas été volé au moins une fois et à 60 ans agressé au moins une fois ?), d’insécurité collective (immigration, délocalisation, chômage…), d’insécurité planétaire ( terrorisme, réchauffement climatique,  conflits ethnique, colonisation silencieuse des terres arables…)

 

TOUS  VVANTS affirme que le « virtuel », « l’extension du travail et de sa durée (âge de la retraite) » et le « sentiment d’insécurité » savamment calculé, permettent aux pouvoirs actuels de contenir les tensions sociale et sociétale qui « montent » !

 

Quand chaque conscience individuelle s’éveillera et ne fera qu’un avec la conscience collective,  les barrières risquent d’être brutalement renversées, les murs sauvagement détruits et les ennemis de la Terre quelque peu  bousculés.

 

TOUS  VIVANTS affirme que la Révolution du Vivant – la Révolution du BIO - est inéluctable mais qu’il est possible de la rendre non violente.

 

La transition harmonieuse est possible. La pensée BIO de la Révolution du Vivant ne s’oppose pas, elle émerge et s’enchevêtre dans les civilisations préalables en déclin.

 

Plus vite  le Vivant, le respect du Vivant dans sa richesse et sa diversité, le respect de tout être sensible humain ou non humain s’enchevêtreront aux civilisations actuelles et plus la transition s’effectuera sans violence.

 

 

TOUS  VIVANTS

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Jeudi 18 juin 2009

 

Selon le « Petit Larousse », la géopolitique est l’étude des rapports entre les données géographiques et la politique des Etats.

 

Qu’apporte de nouveau la BIO – géopolitique ?

 

Il est rapporté dans la presse que certains pays tels que la Russie, le Japon, la Chine et quelques Etats arabes achètent ou louent (bail à 99 ans) de bonnes terres de production dans des pays étrangers ( en Afrique, particulièrement) pour garantir leurs propres ressources alimentaires. La production étant obtenue à partir de la population locale ou parfois carrément par la migration de personnels du pays acquéreur ou loueur.

 

Cette « dénationalisation » des terres (néo-colonialisme ?) ou, pour le moins, « dénationalisation » des productions apparaît comme un des facteurs émergents essentiels de la BIO – géopolitique.

 

Assurer la sécurité des circuits d’approvisionnement en ressources énergétiques (pétrole, gaz…) est certainement un second facteur.

 

L’accès à l’eau potable en est certainement un troisième.

 

Les critères de puissance économique et militaire qui ont structuré la géopolitique pendant des siècles s’effacent – progressivement – devant ces nouveaux critères.

 

La garantie des ressources alimentaires, la sécurité des circuits d’approvisionnement énergétiques, l’accès à l’eau potable, structurent aujourd’hui la BIO – géopolitique.

 

TOUS  VIVANTS dénonce le silence des gouvernements à l’égard de la mise en place de ces nouveaux critères.

 

La BIO – géopolitique doit devenir un débat international confié aux citoyens et non aux pouvoirs en place et à leurs lobbies.

 

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Mercredi 17 juin 2009

 

Dites-nous que c’est possible !

 

La leçon des jeux d’argent est universelle : elle fait rêver.

 

Un million d’euros, deux, trois…là, pour un clic, un grattage, un tirage. En une seconde accéder à la fortune, réaliser ce que jamais nul n’avait osé imaginer.

 

Pourquoi pas moi ?...puisqu’il y en a qui gagnent.

 

La leçon des différents concours de jeunes talents est universelle : elle fait rêver.

 

Inconnu, anonyme hier, accéder en quelques minutes à la notoriété. Succomber aux propositions de contrats fabuleux, aux autographes, aux hôtels 5 étoiles…pleurer de joie sous les projecteurs…

 

Susan Boyle, à la voix merveilleuse, découverte à plus de quarante ans, mal fagotée, loin du mannequinat…

 

Alors pourquoi pas moi ?...puisqu’elle y est parvenue !

 

Rêve de fortune, rêve de notoriété, rêve de pouvoir !

 

Moins, ou même pas médiatisés, le bien-être, la qualité de vie, l’épanouissement personnel, de couple ou familial font rêver de plus en plus de gens.

 

…au-delà de l’exception, de l’extraordinaire, du hasard, du sort et du mercantilisme !!

 

Oui, le bien-être est possible pour tous les êtres sensibles.

 

Oui, la qualité de vie est possible pour tous les êtres sensibles.

 

Oui, l’épanouissement est possible pour tous les êtres sensibles.

 

C’est cette possibilité, à portée de main, pour chacune et chacun et collectivement qui nourrit aujourd’hui nos rêves.

 

Connaître le bien-être et non la fortune, garantir la qualité de vie et non le niveau de vie le plus élevé, réunir les conditions de son propre épanouissement sans compromettre celui des autres, oui, c’est possible !

 

Certes, encore beaucoup trop rares, bien-être, qualité de vie, épanouissement deviennent nos rêves accessibles.

 

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Lundi 15 juin 2009

 

 

Nous vivons dans un tel état de bipolarisation que l’expression de la moindre nuance sur une personne ou un sujet donné classe automatiquement son auteur dans le camp des opposants.

 

Savoir différencier le feuillage d’un cerisier de celui d’un prunier ne donne aucune indication sur la préférence à l’égard d’un des deux fruits.

 

Préférer la pêche jaune à la pêche blanche ne discrédite pas cette dernière.

 

Certains thèmes sont, bien sûr, plus sensibles que ceux des feuillages et des fruits. Il est difficile, par exemple, d’évoquer la religion, la politique ou la sexualité sans mettre l’interlocuteur sur ses gardes et l’installer dans une position défensive.

 

Il en est de même pour la « pensée ».

 

La pensée BIO se différencie de la pensée « environnementaliste » mais ne s’y oppose pas. Elle en intègre le meilleur en permettant à chacune et à chacun de lier la théorie et la pratique, d’accorder ses actes et ses idées et d’aller jusqu’au bout de sa pensée.

 

La pensée BIO prolonge et approfondit l’environnementalisme jusqu’aux limites de sa logique.

 

La pensée BIO se différencie par trois facteurs fondamentaux :

 

1)      La croissance indéfinie de la population de l’espèce humaine est incompatible avec la sauvegarde des ressources et des énergies renouvelables, la pérennité des autres espèces et à court terme sur l’avenir de l’humanité elle-même.

 

2)      Le Droit d’autrui au respect en renonçant à toute discrimination : sexe, espèce, nation, clan, croyance en un dieu… à partir du principe de la capacité à éprouver le bien-être ou la souffrance.

 

 

3)      L’émergence de la notion « d’être sensible humain et non humain »

 

 

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Dimanche 14 juin 2009

 

Pour la planète, pour l’espèce humaine, la décennie 2010-2020 est primordiale.

 

Au-delà de toute opinion, au-delà de toute sensibilité : l’accord est unanime.

 

Le diagnostic est un, clair, compréhensible et universel : la planète et le vivant sensible humain et non humain sont en danger.

« Je pensais que le monde allait très mal : c’est bien pire que ça. » affirme Luc Besson*.

 

Mais comme les mentalités actuelles sont fondées sur le dualisme les « ordonnances » environnementalistes sont opposées :

«  Seule la décroissance sauvera la planète » affirme Yann Arthus Bertrand*.

 

«  La nature humaine n’est pas disposée à renoncer à son bien-être. Il faut consommer autrement, pas consommer moins. » rétorque François-Henri Pinault*.

 

Les deux remèdes ne sont pas conciliables, pire : ils s’annulent.

En partageant l’opinion publique ils découragent et réduisent à néant les meilleurs effort des meilleures volontés.

 

Et surtout ils s’enferment dans une contradiction sans issue.

 

Les écologistes environnementalistes ignorent (ou font semblant d’ignorer) les profondes mutations qui secouent notre époque.

 

 Ils traitent des questionnements, des défis et des menaces qui surgissent : pollutions, famines, chômage, pandémies, pauvreté, misère, souffrances, violences, dégradation de la Nature, disparition des espèces…comme si rien n’avait changé …et pourtant :  la population de l’espèce humaine  a triplé en moins d’un siècle, la discrimination entre êtres humains (sexe, ethnie, religion…) est devenue insupportable… la barbarie, la cruauté à l’égard de l’être animal condamnent aujourd’hui la morale traditionnelle…

 

Ils reconnaissent – timidement- que nous sommes de plus en plus nombreux et en font un argument supplémentaire pour que nous adoptions un comportement plus économe d’eau, d’énergie et de ressources…

 

Mais combien faut-il économiser d’eau, d’énergie et de ressources pour accueillir 80 000 000 êtres humains supplémentaires chaque année ?

 

Mais quand bien même pourrions-nous économiser toujours plus pour accueillir toujours davantage, il y a une chose que l’on ne peut économiser : c’est l’espace qui nous est donné !

 

Sur cet espace donné : plus l’espèce humaine s’étendra moins les autres espèces ne pourront survivre. Toute augmentation de l’espèce humaine entraîne inéluctablement la disparition d’autres espèces : c’est un choix.

 

Mais même à l’égard de l’espèce humaine :

 

Il y a peu nous étions 100 pour 1 000 m2, par exemple, soit 10 m2 chacun. Hier nous étions 200 toujours pour 1 000 m2, soit 5 m2 chacun. Aujourd’hui, nous sommes 500 toujours pour 1 000 m2, soit 2 m2 chacun.

 

 Et demain…faudra-t-il accueillir les nouveaux arrivants juchés sur nos épaules pour vivre ensemble.

 

Appréhender la communauté du Vivant- humain et non humain- dans sa globalité : c’est une nouvelle vision du monde, c’est un nouveau mode de pensée, c’est une nouvelle pensée : c’est la pensée BIO, la pensée du vivant.

 

TOUS  VIVANTS

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Vendredi 12 juin 2009

 

 

La crise vécue par les producteurs laitiers est un coup de projecteur sur les incohérences du système.


Illustration.

 

Après avoir instauré les « quotas » pour stabiliser les cours du lait à la production…puis assoupli ces mêmes quotas pour revaloriser les revenus des éleveurs…la surproduction actuelle conduit à l’effondrement des cours.

 

En fait : c’est plus complexe.

 

Entre les producteurs et les consommateurs il y a désormais la collecte, la transformation, la distribution et les grandes surfaces.

Les intérêts des uns ne sont pas forcément les intérêts des autres.

 

Les gouvernements ne sont plus les arbitres des attributions de subventions. C’est maintenant Bruxelles qui fixe les codes.

 

A la simplicité de la liaison producteurs/consommateurs s’est substitué un système « interactif » sans cohérence interne, où le plus fort tente de tirer la couverture à lui.

 

Un accord entre deux ne vaut pas pour le troisième, un accord entre trois ne vaut pas pour le quatrième….

 

Une solution nationale est aujourd’hui difficile car soumise au respect des lois européennes.

 

Nous changeons brutalement de logique. A la millénaire logique duale, l’économie – à l’image de tous les domaines de l’activité humaine – doit désormais être régie par une logique interactive dans laquelle de multiples acteurs interfèrent.

 

Mais ni l’éducation, ni la culture n’y ont préparé. Mais nul politique n’a songé à créer des organismes de concertation préventive.

 

En cas de crise il ne reste donc que l’affrontement.

 

Les agriculteurs en colère barrent les routes, assiègent les grandes surfaces et les préfectures.

 

Cette colère, cette violence sont significatives des incohérences d’un système économique archaïque, obsolète, inapproprié, inadéquat et lourd de conflits à venir.

 

Plutôt que de laisser chaque profession se débattre dans des crises soudaines ne serait-il pas préférable de créer des sortes d’observatoires « indépendants » susceptibles de donner régulièrement les évolutions « prévisibles ».

 

On le fait bien pour la météorologie.

 

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