Il n'y a pas de fatalité

Publié le par Tous Vivants

 

Il est difficile de ne pas se laisser envahir par une impression désabusée de fatalité, par le sentiment « qu’on n’y peut rien », que « tout le monde s’en fout », «  que c’est foutu ! »

 

Le désenchantement face aux crises, face aux réformes, face aux financiers, face à tous ceux qui n’ont d' autres raison de vivre que le profit et qui d’une façon ou d’une autre continueront.

 

Le désappointement face aux partis politiques qui se divisent, qui se subdivisent et dont les sortants n’ont qu’une envie, celle d’y rester.

 

Les désillusions face à la multitude mondialisée d’évènements dont les uns chassent les autres plus rapidement que le retour des journaux télévisés.

 

Les émissions télévisées elles-mêmes – au nombre incalculable- les radios, les journaux, les revues, les magazines fourmillent dans un mouvement quotidien finalement inaudible et illisible.

 

Tout va vite, tout va très vite, trop vite peut-être ? Même la mort préfère l’anonymat de la maison de retraite ou de l’hôpital au funérarium ou à la tombe.

 

Les plaisirs sont devenus bruyants, démonstratifs, collectifs, sans lendemains !

 

Les économistes promettent le retour des affaires. Les philosophes prétendent que rien ne sera plus jamais comme avant.

 

Des électrons, des électrons libres…au gré des modes, sans repères, sans critères…sans appartenance !

 

Oui, surtout sans appartenance !!

 

 Finie l’adhésion à la famille, à telle philosophie, à telle idéologie, à telle religion, à tel parti politique, à telle communauté, à telle culture.

 

La liberté, la vacance, la vacuité, l'absence, le vide !

 

Mais justement la pensée, à l’image de la Nature, a horreur du vide.

 

La rupture du sentiment d’appartenance ne protège pas de la souffrance. La souffrance ne fait pas la distinction entre les riches et les pauvres, ne fait pas de discrimination entre les êtres humains et les êtres animaux sensibles.

 

La souffrance est à la fois individuelle, personnelle et collective. La souffrance, là où il n’y a plus rien, recrée une relation, un rapport de compréhension, de compassion, d’empathie.

 

La souffrance, quelle qu’en soit l’origine et les manifestations, se lit dans le regard et fait naître l’émotion et l’appréhension du vivant.

 

C’est désormais ce qui relie tous les êtres sensibles, êtres humains ou êtres animaux.

 

Chacun sait que cette souffrance n’est pas une fatalité.

 

Reconnaître que cette souffrance ne sépare pas, n’oppose pas, n’exclut pas. Reconnaître que cette souffrance rassemble et ressemble.

 

La souffrance est sans aucun doute aujourd’hui le nouveau lien d’appartenance qui intègre tous les êtres sensibles dans la communauté du vivant.

 

L’être souffrant refuse toute fatalité, pour lui-même comme pour ses semblables, comme pour les autres espèces,  au nom du Vivant.

 

TOUS  VIVANTS

http://www.tousvivants.org

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« Nous n’avons pas créé TOUS  VIVANTS pour avoir le Pouvoir mais pour donner du pouvoir à celles et ceux qui partagent cette éthique et ces valeurs. »

Isabelle SOUBIRAN

Présidente fondatrice

isabelle.soubiran@tousvivants.org 

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