La troisième voie : la pensée BIO

Publié le par Tous Vivants

 

Pour la planète, pour l’espèce humaine, la décennie 2010-2020 est primordiale.

 

Au-delà de toute opinion, au-delà de toute sensibilité : l’accord est unanime.

 

Le diagnostic est un, clair, compréhensible et universel : la planète et le vivant sensible humain et non humain sont en danger.

« Je pensais que le monde allait très mal : c’est bien pire que ça. » affirme Luc Besson*.

 

Mais comme les mentalités actuelles sont fondées sur le dualisme les « ordonnances » environnementalistes sont opposées :

«  Seule la décroissance sauvera la planète » affirme Yann Arthus Bertrand*.

 

«  La nature humaine n’est pas disposée à renoncer à son bien-être. Il faut consommer autrement, pas consommer moins. » rétorque François-Henri Pinault*.

 

Les deux remèdes ne sont pas conciliables, pire : ils s’annulent.

En partageant l’opinion publique ils découragent et réduisent à néant les meilleurs effort des meilleures volontés.

 

Et surtout ils s’enferment dans une contradiction sans issue.

 

Les écologistes environnementalistes ignorent (ou font semblant d’ignorer) les profondes mutations qui secouent notre époque.

 

 Ils traitent des questionnements, des défis et des menaces qui surgissent : pollutions, famines, chômage, pandémies, pauvreté, misère, souffrances, violences, dégradation de la Nature, disparition des espèces…comme si rien n’avait changé …et pourtant :  la population de l’espèce humaine  a triplé en moins d’un siècle, la discrimination entre êtres humains (sexe, ethnie, religion…) est devenue insupportable… la barbarie, la cruauté à l’égard de l’être animal condamnent aujourd’hui la morale traditionnelle…

 

Ils reconnaissent – timidement- que nous sommes de plus en plus nombreux et en font un argument supplémentaire pour que nous adoptions un comportement plus économe d’eau, d’énergie et de ressources…

 

Mais combien faut-il économiser d’eau, d’énergie et de ressources pour accueillir 80 000 000 êtres humains supplémentaires chaque année ?

 

Mais quand bien même pourrions-nous économiser toujours plus pour accueillir toujours davantage, il y a une chose que l’on ne peut économiser : c’est l’espace qui nous est donné !

 

Sur cet espace donné : plus l’espèce humaine s’étendra moins les autres espèces ne pourront survivre. Toute augmentation de l’espèce humaine entraîne inéluctablement la disparition d’autres espèces : c’est un choix.

 

Mais même à l’égard de l’espèce humaine :

 

Il y a peu nous étions 100 pour 1 000 m2, par exemple, soit 10 m2 chacun. Hier nous étions 200 toujours pour 1 000 m2, soit 5 m2 chacun. Aujourd’hui, nous sommes 500 toujours pour 1 000 m2, soit 2 m2 chacun.

 

 Et demain…faudra-t-il accueillir les nouveaux arrivants juchés sur nos épaules pour vivre ensemble.

 

Appréhender la communauté du Vivant- humain et non humain- dans sa globalité : c’est une nouvelle vision du monde, c’est un nouveau mode de pensée, c’est une nouvelle pensée : c’est la pensée BIO, la pensée du vivant.

 

TOUS  VIVANTS

http://www.tousvivants.org

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« Nous n’avons pas créé TOUS  VIVANTS pour avoir le Pouvoir mais pour donner du pouvoir à celles et ceux qui partagent cette éthique et ces valeurs. »

Isabelle SOUBIRAN

Présidente fondatrice

isabelle.soubiran@tousvivants.org  

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