Le temps de penser autrement, de faire autre chose

Publié le par Tous Vivants

Un énième rapport de plus de 400 pages vient de sortir : celui d’Amnesty International.

 

Quelles bonnes nouvelles annonce-t-il ? Aucune !

 

C’est une nouvelle litanie de désastres et de catastrophes annoncés. La dépêche AFP cite : « …des violations des droits de l’Homme, aggravées par la récession ».

 

« De fait, nous sommes assis sur une poudrière d’inégalités, d’injustices et d’insécurité qui est sur le point d’exploser » affirme Irène KHAN, la secrétaire générale de l’organisation. « C’est comme une bombe à retardement » ajoute-t-elle.

 

Pour conclure, elle souhaite « la possibilité d’une réforme en profondeur qui mettrait les droits de l’Homme au cœur d’un système économique plus équitable ».

 

Une fois de plus : le constat semble exact, la générosité des sentiments, entière et le souhait d’une réforme, justifié.

 

On ne peut cependant admettre les conclusions d’un rapport qu’en fonction des données d’origine. Or, apparemment, ces données sont volontairement exclues. Ces violations, ces inégalités, ces injustices, cette insécurité semblent suspendues dans un cadre immatériel et ne tenant aucun compte  de la croissance démographique ou du système de production et d’échange.

 

Peut-on sincèrement évoquer les discriminations en dehors de leur contexte ? Les flux migratoires dus à la misère dans une époque de récession sont-ils acceptés au nom de la solidarité internationale ? ou brutalement refoulés par le « chacun pour soi » ?

 

Ces moments douloureux vécus par tous les habitants de la planète devraient être l’occasion de prendre conscience que ce qui pouvait être pensé, fait, accepté avec une population de deux milliards et demi d’êtres humains, il y a 70 ans, ne peut plus l’être aujourd’hui.

 

Quand un européen consomme dix fois ce qu’un un somalien ou un éthiopien  est contraint de se satisfaire : il n’est plus possible de parler de développement pour tout le monde !

 

Adieu les généreux sentiments, adieu l’ascenseur social, adieu l’objectif d’un niveau de vie élevé.

 

La crise systémique est le moment –certes difficile, pénible, douloureux- qui doit ouvrir les yeux sur les modes de pensée élaborés sur une planète alors  qu’on n’en connaissait pas les limites, où les ressources étaient abondantes et qui aujourd’hui nous conduisent ou nous ont déjà conduits « à cette poudrière qui est sur le point d’exploser » !

 

Oui la croissance indéfinie de la population humaine est insupportable sur une planète finie, oui, les discriminations  à l’égard des êtres humains et à l’égard des êtres animaux  sont devenues insupportables, oui, ces modes de pensée millénaires et séculaires sont devenus archaïques, obsolètes, inadéquats, inappropriés, dangereux…

 

Ayons la lucidité et le courage de le reconnaître.

 

Oui, il existe un autre pensable, oui, il existe un autre possible.

 

Oui, il est possible de stabiliser la population humaine, oui, il est possible d’exiger le respect de la Nature, oui, il est possible de reconnaître la valeur primordiale de l’être sensible humain et non humain.

 

Oui, il est possible d’apporter et de garantir le bien-être et l’épanouissement pour tous dans le cadre d’un rapport harmonieux entre les êtres humains, la Nature, les ressources, les autres espèces et les lieux de vie qui leur sont nécessaires.

 

TOUS  VIVANTS

http://www.tousvivants.org

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« Nous n’avons pas créé TOUS  VIVANTS pour avoir le Pouvoir mais pour donner du pouvoir à celles et ceux qui partagent cette éthique et ces valeurs. »

Isabelle SOUBIRAN

Présidente fondatrice

isabelle.soubiran@tousvivants.org 

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