L'humanisme en question

Publié le par Tous Vivants

 

 

Dans son éditorial du lundi 27 avril 2009, notre Présidente, Isabelle Soubiran, après avoir constaté : « L’Homme ne respecte plus le vivant », affirme : « L’Homme n’est pas LE centre de tout, il n’est pas AU centre de tout. »

 

Le JDD (Journal Du Dimanche), dans son édition du 24 mai 2009, accorde une longue interview (Soazig Quéméner) à Nicolas Hulot.

La journaliste l’interroge en particulier sur l’Europe et les élections européennes.

Sur l’Europe :

L’Europe est-elle à la hauteur du défi climatique ?

 

NH : « …nous sommes vraiment à l’heure de vérité. Et c’est vraiment nous, les européens qui pouvons être décisifs… »

 

Cocorico !

 

Il ajoute : « Il faut renouer avec une fierté européenne, la fierté de l’humanisme européen…. »

 

Re cocorico !

 

A la question :

 A quoi servent des élections au Parlement européen dans cette atmosphère de crise mondiale ? 

 

Nicolas Hulot affirme : «  A faire de l’Europe un espace essentiel, un foyer d’humanisme… »

 

Tous les partis traditionnels et environnementalistes revendiquent, à l’image de Nicolas Hulot, la « fierté de l’humanisme » pour faire de l’Europe « un foyer d’humanisme ». De l’extrême droite à l’extrême gauche en passant par l’UMP, le Modem, le PS, le Front de gauche, le NPA, Europe Ecologie et l’Alliance Ecologiste Indépendante…

 

« Tout est lié, s’enflamme Nicolas Hulot, la crise sociale, la crise économique, la crise environnementale. Ou bien nous changeons de modèle, de manière révolutionnaire ou bien nous entrons dans une zone de tempêtes.

 

Mais comment changer de modèle en gardant l’humanisme, quelle révolution ? …si l’on ne veut changer le mode de penser.

 

La contradiction est flagrante : la crise systémique est due aux activités humaines et que le veuille ou non Nicolas Hulot, ces activités humaines sont générées par le modèle humaniste.

 

Être réaliste, « CHANGER  DE  MODELE » : c’est non pas faire appel à l’humanisme en souhaitant des « normes, de la régulation, du volontarisme et de l’action »,  mais c’est changer de mode de penser.

 

Après « les dieux », après « Dieu », après « l’Homme », c’est le « Vivant » qui s’impose aujourd’hui au cœur de la conscience collective.

 

Après la mythologie antique, après les religions monothéistes, après les idéologies humanistes et environnementalistes, c’est la pensée BIO qui gagne progressivement les consciences personnelles.

 

La pensée BIO ne s’oppose ni ne se confond : elle s’enchevêtre sans violence à tous les modes de pensée préalables.

 

La pensée BIO est la médiatrice de l’accès aux civilisations de demain.

 

TOUS  VIVANTS

http://www.tousvivants.org

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« Nous n’avons pas créé TOUS  VIVANTS pour avoir le Pouvoir mais pour donner du pouvoir à celles et ceux qui partagent cette éthique et ces valeurs. »

Isabelle SOUBIRAN

Présidente fondatrice

isabelle.soubiran@tousvivants.org 

Publié dans Fondamentaux

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