L'indiscrimination ou le droit d'autrui au respect

Publié le par Tous Vivants

 

Dans son rapport annuel publié le mercredi 13 mai 2009, la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité [ HALDE] relate une augmentation de 25 % en 2008 des réclamations pour discrimination.

 

Sur les 7 788 réclamations reçues, la moitié concerne l’emploi, loin devant le logement (7%) et l’éducation (5%). La première cause de discrimination est l’origine ethnique ( 29 %) des cas, suivi du handicap (21%), de l’âge (7%), des activités syndicale (5%) et du sexe (4%).*

 

      TOUS  VIVANTS rappelle une de ses orientations fondamentales :

 

Celle du droit d’autrui au respect indistinctement de son sexe, de son origine sociale, de son ethnie, de sa couleur de peau, de sa nationalité, de sa croyance en un dieu…

 

On ne compte plus les essais, thèses et  livres qui tentent d’expliquer sinon de justifier béatement les discriminations pour des raisons politiques ou économiques ou historiques.

 

Ne lit-on pas à la Une de certains journaux : « L’Europe refoule ses émigrés ».

 

La crise systémique risque donc d’accentuer la tendance. N’entend-on pas : « Il est quand même logique de faire travailler nos enfants avant d’aller chercher de la main d’œuvre ailleurs ! »

 

Le moment paraît donc mal choisi pour valoriser l’indiscrimination, c'est-à-dire le « Droit d’autrui au respect ».

 

Et dans ces conditions, évoquer l’indiscrimination à l’égard des êtres sensibles que sont les animaux peut apparaître non seulement « déplacé » mais « aberrant » !

 

« Occupez-vous donc des humains d’abord » lancent les détracteurs de la protection animale.

 

Militer pour le droit d’autrui au respect, c’est militer pour une révolution culturelle.

 

La discrimination, l’opposition, l’exclusion, l’extermination ont présidé aux destinées humaines et animales depuis des millénaires générées par le concept culturel fondamental du dualisme.

 

Comment ne pas comprendre que la discrimination qui s’exerce sur l’animal est identique dans son principe à celle qui sévit à l’égard de nos semblables ?

 

Comment ne pas comprendre que l’opposition ressentie à l’égard des animaux se décalque sur l’idée que nous nous faisons de l’étranger ou du handicapé ?

 

Comment ne pas comprendre que l’exclusion des animaux que nous déclarons « nuisibles » est celle que nous décrétons à l’égard de celles et ceux qui ne pensent pas comme nous ?

 

Comment ne pas comprendre que l’extermination de milliards d’animaux chaque jour a jadis servi d’exemple – et qui sait pourrait encore servir-  pour anéantir des millions de personnes sans autres formes de procès ?

 

A TOUS  VIVANTS, notre culture est celle du Vivant, celle du respect du Vivant, celle du Droit d’autrui  au respect !

 

L’être humain et l’être animal ne peuvent être dissociés dans ce Droit d’autrui au respect sous peine de plonger l’un et l’autre dans les horreurs que nous avons déjà connues.

 

* revue de presse jeudi 14 mai.

 

 

TOUS  VIVANTS

http://www.tousvivants.org

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« Nous n’avons pas créé TOUS  VIVANTS pour avoir le Pouvoir mais pour donner du pouvoir à celles et ceux qui partagent cette éthique et ces valeurs. »

Isabelle SOUBIRAN

Présidente fondatrice

isabelle.soubiran@tousvivants.org 

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