Sérieusement : que faire ?

Publié le par Tous Vivants

 

Le réchauffement climatique, la crise systémique, le chômage endémique, les pandémies à répétition vont provoquer de graves dysfonctionnements dans les activités humaines. Et ce, dès maintenant.

 

Les syndicats, dans l’immédiat, ont raison d’exiger * :

-         de donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique

-         des politiques salariales capables d’améliorer le pouvoir d’achat et de réduire les inégalités

-         d’orienter la relance économique et le pouvoir d’achat

-         de préserver et d’améliorer les garanties collectives ( En particulier : respecter le dialogue social sur tous les projets et propositions de loi qui touchent à la réglementation du travail.)

-         de réglementer la sphère financière internationale.

 

Les partis politiques traditionnels et environnementalistes, préoccupés par les échéances électorales (élections européennes 2009 – élections régionales 2010 – élection présidentielle 2012 -) ne peuvent se permettre de mécontenter leur électorat. Cette vision à court terme les bride dans l’expression de propositions courageuses et réalistes.

Quelques plans de relance, quelques mesures d’accompagnement du chômage, quelques mesures de régulation financière, indispensables à court terme, ne peuvent permettre de restructurer l’économie.

 

 Les extrêmes, assurées de ne pas avoir de responsabilités immédiates peuvent revendiquer des solutions quelque peu démagogiques.

 

  TOUS  VIVANTS pas plus que d’autres n’a de solution clés en main. N’étant pas non plus appelé dans un avenir proche à assumer des responsabilités de gouvernance il peut prendre le temps de réfléchir en amont.

 

La première fissure du système est apparue en 1968 sous la forme de mouvements de « libération » de la jeunesse face à leurs aînés « stéréotypés ». La seconde en 1973 lors du premier choc pétrolier : un conflit géopolitique ayant fait exploser le cours du baril de pétrole. Des économies drastiques d’énergie furent alors imposées d’où l’origine de notre « heure d’été ».

 

D’imposants mouvements sociaux accentuèrent les fissures mais les pouvoirs politiques réussirent à chaque fois à « éteindre l’incendie ».

 

Cette fois ci les menaces sont plus complexes : pas de conflit de génération, pas de conflit géopolitique !

 

Le réchauffement climatique, la crise systémique, le chômage endémique, la répétition des pandémies sont dues aux activités humaines au quotidien : une production économique pratiquant l’externalisation de  ses rejets, une organisation financière sans aucun contrôle, une structure d’entreprise indifférente aux ressources humaines, une massification urbaine anarchique et polluée, sans comparaison de lieu ni d’époque, une augmentation continuelle de la population sans aucune justification sinon dogmatique...

 

Des menaces simultanées et inédites.

 

Les pouvoirs quels qu’ils soient n’ont aucun repère par rapport à cette situation. Ils vont devoir œuvrer au jour le jour, à l’intuition.

 

Les certitudes sont derrière nous. La rivalité dualiste aussi.

Des pays occidentaux aux pays asiatiques, de l’Amérique du sud à l’Afrique subsaharienne, y -a-t-il des peuples  mieux adaptés à surmonter les difficultés actuelles ? Apparemment non !

 

C’est pourquoi il est possible de reprendre, en conclusion,  le slogan des syndicats pour le 1er mai :

 

   « Toutes les raisons d’être ensemble »

 

 

* Extraits de la déclaration commune du 5 janvier  de propositions et revendications des organisations syndicales : CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA.

 

TOUS  VIVANTS

http://www.tousvivants.org

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« Nous n’avons pas créé TOUS  VIVANTS pour avoir le Pouvoir mais pour donner du pouvoir à celles et ceux qui partagent cette éthique et ces valeurs. »

Isabelle SOUBIRAN

Présidente fondatrice

isabelle.soubiran@tousvivants.org 

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