Pour une "grille de lecture BIO politique" de la crise

Publié le par Tous Vivants

 

Progressivement les femmes et hommes politiques reconnaissent que nous vivons une crise du « système » sans définir cependant de quel système il s’agit.

 

De nombreux essais traduisent le dérèglement du monde ainsi que les identités intégristes et meurtrières qui conduisent aux sombres perturbations actuelles : chômage, mal nutrition et sous alimentation, attentats, guerres ethniques, discriminations exacerbées, barbarie à l’égard des animaux, dégradation de la Nature….

 

Les migrations, le commerce international, les transports, les loisirs ont permis un enchevêtrement des philosophies, des idéologies et des cultures.

 

Cet enchevêtrement semble avoir été très rapide, peut-être trop rapide. Il semble avoir provoqué une rupture du sentiment d’appartenance ou au contraire une recherche passionnée de « racines ».

 

Les villes surélevées, surchargées n’ont pu éviter le phénomène de ghettoïsation et un processus généralisé de pollution. La grippe porcine est apparemment apparue à Mexico la ville la plus polluée de la planète.

 

Le risque de pandémie vient s’ajouter aux autres défis qui nous menacent.

 

Les problèmes sont immenses et nul ne paraît détenir de solutions certaines. Les uns se raccrochent à de multiples plans de relance dont le financement endette l’avenir, d’autres tentent une régulation des marchés financiers, d’autres encore s’orientent vers la création d’emplois aidés, vers la reconversion, l’apprentissage….

 

Les tensions sociales et sociétales se radicalisent. Le caractère « sécuritaire » se propage. Un ancien Premier Ministre Dominique de Villepin dramatise et évoque un « risque révolutionnaire »

 

Quelques grandes orientations se dessinent cependant : la création d’emplois « verts » pour une production plus proche du respect de l’environnement, par exemple. Une protection sociale confirmée.

 

Mais les orientations qui préparent l’avenir à moyen terme et long terme ne sont pas évoquées.

 

1)      La stabilité et la régulation de la population humaine : l’urbanisation anarchique face à l’excroissance de la population nécessiterait un redéploiement des activités pourvoyeuses d’emplois. On encourage actuellement, par exemple, l’installation des infirmières dans des zones jugées actuellement peu « attractives ».

2)      la création de gisements de ressources secondaires (recyclage) capables de réduire les transports et les dépenses énergétiques. Susceptibles aussi de relocaliser les emplois.

3)      L’éducation et la culture au service du Vivant dans sa richesse et sa diversité.

4)      L’indiscrimination à l’égard de nos semblables et à l’égard des êtres animaux sensibles.

5)      La vocation au bien-être pour tout être sensible humain et non humain.

 

Des voix ici et là s’élèvent pour favoriser ces orientations mais l’inertie des « cerveaux de masse » qui nous gouvernent est telle que seule la mobilisation des consciences permettra de faire bouger les choses.

 

 

TOUS  VIVANTS

http://www.tousvivants.org

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« Nous n’avons pas créé TOUS  VIVANTS pour avoir le Pouvoir mais pour donner du pouvoir à celles et ceux qui partagent cette éthique et ces valeurs. »

Isabelle SOUBIRAN

Présidente fondatrice

isabelle.soubiran@tousvivants.org 

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