Rupture du sentiment d'appartenance

Publié le par Tous Vivants

 

La cohésion de toute société est liée au sentiment d’appartenance. Si ce sentiment d’appartenance est rompu c’est toute la société qui s’émiette. Chaque individu redevient un électron libre dont les trajectoires sont imprévisibles.

 

L’appartenance à une communauté religieuse a longtemps été très forte avec un respect total à l’égard de la hiérarchie ecclésiastique. La religion était religion d’Etat. Ce n’est qu’en 1905, en France, que la séparation de l’Eglise et de l’Etat a eu lieu : tout juste un siècle !

 

Ce sentiment d’appartenance était conditionné dès l’enfance par les différents rites, mythes et rituels qui jalonnaient, de la naissance à la mort, l’existence de la personne.

 

Une première rupture apparaît avec l’humanisme du Siècle des Lumières.

 

Rupture de l’appartenance religieuse transmise par les écoles confessionnelles chrétiennes pour une appartenance humaniste transmise par les écoles de la République. A la morale religieuse était substituée la morale laïque.

 La cohésion de la société humaniste était bien réelle.

 

Mais alors que la cohésion religieuse était due à un conditionnement durable et rigoureux, la cohésion humaniste est fondée sur l’adhésion libre, libérale, libertaire…

 

L’appartenance religieuse prend toute sa force dans une société rurale où le code de la patrie, du groupe social et de la famille est rigide. L’individu passe après la communauté.

 

L’appartenance humaniste, fondée sur la liberté, conduit, dans une société fortement urbanisée, à promouvoir l’individu et la satisfaction de ses besoins et plaisirs avant l’intérêt de la communauté.

 

Cette tendance à l’urbanisation s’accentuant année après année, « l’individualisation » va se généraliser dans l’égoïsme provoquant à terme l’éclatement de toutes les sociétés.

 

[A noter que certaines personnes privées du sentiment d’appartenance se réfugient précipitamment dans les sectes pour y retrouver le confort de la soumission.]

 

Mais une société de 6 700 000 000 d’individus « libres », sans repères ni éthique, est-elle gérable ?

 

Les dégradations de la Nature, la disparition des espèces, la pollution des sols, des eaux et de l’air, les discriminations à l’emploi, au logement, aux soins, à l’éducation et à la culture, la violence, la cruauté à l’égard des animaux créent en retour une réaction salutaire : la prise de conscience que tout est lié, que tout est interactif, que le bien-être des uns est inséparable du bien-être des autres.

 

La prise de conscience que chacune et chacun d’entre nous, sommes interdépendants des ressources, des énergies, de l’eau, des autres espèces autrement dit, interdépendants de la biodiversité, autrement dit encore, interdépendants du Vivant.

 

TOUS  VIVANTS affirme que cette interactivité et cette  interdépendance créent un nouveau lien d’appartenance qui associe à la fois les intérêts de la communauté (du Vivant) et la liberté responsable de chacune et chacun d’entre nous.

 

TOUS  VIVANTS affirme qu’après le sentiment d’appartenance religieux, après le sentiment d’appartenance humaniste, émerge un nouveau sentiment d’appartenance lié cette fois au Vivant et que l’on peut qualifier de « Bio ».

 

 

TOUS  VIVANTS

 

****

« Nous n’avons pas créé TOUS  VIVANTS pour avoir le Pouvoir mais pour donner du pouvoir à celles et ceux qui partagent cette éthique et ces valeurs. »

Isabelle SOUBIRAN

Présidente-Fondatrice

Commenter cet article