Statut de la femme : ouvrir le débat !

Publié le par Tous Vivants

 

 

Dans un article paru sur notre blog le 20 avril 2008, sous le titre : « Le machisme…obscurantiste et « criminel » au Yémen (1) !, TOUS  VIVANTS évoquait le statut de la femme au travers d’un mariage forcé d’une petite fille de 9 ans, Nojoud, qui avait obtenu le divorce un an plus tard.

 

La douloureuse aventure de cette petite fille refait surface dans un livre co-écrit avec la journaliste Delphine Minoui :

 

          « Moi Nojoud, dix ans, divorcée » aux Editions Michel Lafon.

 

Au-delà de cette enfant qui défie les traditions de son pays en obtenant le divorce à 10 ans , c’est le statut de la femme à la surface de la Terre qui doit faire débat.

 

Le statut de la femme est encore, au 21ème siècle,  prisonnier du machisme pluri millénaire du pouvoir patriarcal des philosophies et idéologies dans la quasi-totalité des pays de la planète.

 

Ce statut étant culturel il est évident que les changements ne risquent pas d’êtres immédiats.

 

Le vote accordé aux femmes (en France en 1945 !) montre bien que les améliorations ne sont acquises qu’après de nombreuses décennies de « réflexion ».

 

Raison de plus pour ouvrir le débat en urgence. Chacun sait que le statut de la femme joue un rôle primordial dans la démographie : la maman de Nojoud  a eu 16 enfants !!

 

 Les femmes n’ont toujours pas le droit de vote dans quelques pays. Dans d’autres elles n’ont toujours pas le droit de conduire une voiture. Dans d’autres, on leur interdit toujours d’aller à l’école !

 

Dans tous les pays démocratiques leur représentation dans les instances politiques ou de direction est toujours bien inférieure proportionnellement à leur nombre réel dans la société.

 

Certes TOUS  VIVANTS ne peut ouvrir tous les chantiers à la fois mais dans le cadre de son éthique relative à l’indiscrimination, le statut de la femme est considéré comme prioritaire.


(1) Le Yémen : Etat d'Asie sur la mer Rouge et le golfe d'Aden - 485 000 km2 - (presuqe aussi vaste que la France) 20 000 000 habitants - Capitale Sanaa 

 

 

TOUS  VIVANTS

 

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« Nous n’avons pas créé TOUS  VIVANTS pour avoir le Pouvoir mais pour donner du pouvoir à celles et ceux qui partagent cette éthique et ces valeurs. »

Isabelle  SOUBIRAN

Présidente-Fondatrice

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jean-claude Hubert 06/02/2009 00:12

Deux réalités incontournables : le mode de penser "bio" est une nouvelle approche des êtres et des choses.
Le statut de la femme tel que vous le concevez me semble déjà être en cours de réalisation.
Mais, hélas, comme vous le dites avec justesse : "nous ne voyons que ce que l'on nous a appris à voir"

Jean-Claude Hubert
Secrétaire Général de Tous Vivants

Eléonore Visart de Bocarmé 05/02/2009 18:15

Comme commentaire je mettrai un extrait du deuxième tome de mon livre "Parcours d'une révolutionnaire". C'est une lettre que j'ai adressée à une conférencière.

Chère Anne,

Pour les femmes comme moi, la femme au cœur du changement n’a absolument rien à voir avec ton exposé. Celui-ci était parfait dans l’optique de l’évolution de la condition féminine dans la société. Le titre de ta conférence aurait dû être : l’évolution de la femme au cours du temps, mais pas au cœur du changement, parce que le changement est tout autre chose que l’évolution de la condition féminine. Le changement dont il s’agit, est bien plus radical que celui auquel tu fais allusion. La femme au cœur du changement est une femme dont la conscience s’éveille et qui a compris l’urgence de la situation dans laquelle se trouve l’humanité. Imagine-toi sur un bateau en train de sombrer ; le bateau, c’est notre Planète. Ne ferait-on pas l’impossible pour éviter le naufrage ? Ce seul et unique moyen, c’est de changer complètement toute notre façon de penser, de nous déconditionner de tout ce que l’on nous a appris. Le seul moyen consiste à revoir tous nos gestes en fonction de la vie, en fonction de la nature qui se meurt par notre faute. La femme éveillée a dépassé ce concept de femme libérée ; elle va beaucoup plus loin. Elle a compris que ce n’est plus réaliser ses petits rêves égoïstes qui compte mais le sauvetage de l’humanité ! C’est un objectif qui la hante et qui est grandiose ! Quelle mission extraordinaire !
Eveiller ses enfants, et les enfants des autres, son conjoint, et ceux qu’elle rencontre par le témoignage de sa propre vie et par ses paroles parfois maladroites, mais justes. Eduquer, informer, interpeller, elle ne veut plus être, comme dit Nicolas Hulot, coupable de non-assistance à Planète en danger !! Elle est disponible et au service des autres, mais pas au détriment de la Planète. Elle a compris que la nature est plus importante que les humains parce que cette nature doit encore pouvoir nourrir et faire vivre d’autres générations que la nôtre. Avant de poser un geste, d’accomplir un acte, elle se pose les bonnes questions : celui-ci ne va-t-il pas encore s’ajouter à l’injustice, faire souffrir un être vivant que ce soit un humain, un animal, nuire à l’environnement ? Et si malgré tout, elle pose un tel acte, comme par exemple, celui de rouler en voiture, ce sera à regret et avec un serrement au cœur. Certains compromis sont inévitables dans la société actuelle. Ses seuls rêves sont des rêves d’amour, de respect de la vie … Bien sûr, elle est libérée de tous les dogmes et ne croit plus en aucune religion établie par les hommes. Sa seule religion, c’est l’amour-compassion qui comprend le respect de toutes vies et son seul maître, sa conscience. On la traite d’intolérante alors qu’elle cherche à éviter le naufrage aussi bien pour les autres que pour les siens. Aurait-on traité d’intolérants les résistants durant la guerre ? Nous sommes en guerre, la plus terrible des guerres, la guerre contre la vie ; les êtres éveillés sont des résistants … ils cherchent à sauver l’humanité et le seul moyen de le faire, c’est comme le disait A.Einstein de formuler un nouveau mode de pensée. Un mode tout à fait différent. Or toi, tu parles de la condition de la femme « non-éveillée » qui imagine que « être éveillée », c’est vivre libérée du joug des hommes et satisfaire ses petites envies. Tu as pris l’exemple de la femme qui veut conduire un poids lourd ! Ne vois-tu pas combien c’est ridicule et à cent mille lieues du rôle noble de la femme éveillée ? En réponse à mes critiques, on me rétorque que je dois être tolérante et que je n’ai pas le droit de juger ! Mais puisque je subis et subirai les conséquences de ces choix, je ne vois pas pourquoi je n’aurais pas le droit de juger ? On peut juger des choses et des gens, à mes yeux c’est même indispensable et cela n’a rien à voir avec une condamnation…
Combien de fois ne me traite-t-on pas d’intolérante lorsque tout simplement j’informe ou interpelle les gens afin qu’ils se libèrent de leur conditionnement … Evidemment, les personnes qui ont la conscience « éveillée » vont aussi à contre-courant de la médecine, domaine difficile s’il en est. La médecine est presque un tabou. On ne peut nier certains progrès principalement en chirurgie en en médecine d’urgence mais à quelle prix ?? Mais, à côté de cela, que d’intolérance, que de dogmes, quelle dictature ! Cette dictature s’est installée de façon tellement insidieuse, au cours du temps, le conditionnement a été tellement constant et puissant, que personne n’ose plus mettre en doute ses dogmes comme la vaccination, par exemple. Ceux qui voudraient s’y opposer sont considérés comme rétrogrades et intolérants !!!
Quoi que l’on entrevoie maintenant quelques brèches. Ainsi à la Commission de la qualité de la vie, on a pu entendre une dame s’élever contre les vaccins et la semaine passée, Télé-Moustique a osé publier un article intitulé :« Faut-il avoir peur des vaccinations ? ». Plusieurs pages étaient consacrées à ce sujet et on pouvait y lire les deux points de vue. Voila vraiment du positif. Il y a du mouvement dans tous les domaines, c’est encourageant. La femme « éveillée » choisit sa médecine, connaît les principes de base des médecines naturelles. Elle soigne ses enfants comme elle le veut. La femme éveillée que je décris a compris combien l’éducation est capitale pour faire en sorte que les enfants deviennent des adultes responsables et éveillés. Dans cette optique, il est bien pénible pour elle de devoir confier ses enfants à des enseignants dont la conscience n’est pas éveillée … j’en sais quelque chose. Tu as dit dans ta conférence que les parents sont libres de choisir l’enseignement qu’ils veulent. C’est faux. Que ce soit l’enseignement catholique ou communal, c’est le même conditionnement, sans parler de la même malbouffe que l’on y reçoit. Ce qui est normal puisque les enseignants n’ont pas la conscience éveillée.
C’est pour cette raison que la fille de Pierre Rabhi a créé l’école Montésori et qu’à Tournai, quelques parents ont fondé une petite école Rudolf Steiner. Mais ceci reste une toute petite minorité. Donc la maman au cœur du changement devra à tout instant prendre le contre-pied d’une société où tout est pensé à l’envers ! Le contre-pied des éducateurs, des médias, de la publicité …
Voilà chère Anne ce que m’a inspiré ta conférence et je souhaite que toi aussi tu rejoignes « la femme au cœur du changement ».