L'irréversible travail dominical

Publié le par Tous Vivants

 

 

 

Le « repos dominical » a été instauré par le dogme chrétien dans une société rurale, homogène dans les croyances, où la famille nombreuse était la règle et où l’église et l’Etat étaient intimement liés.

 

Vouloir maintenir – à tout prix- le repos dominical, c’est fermer les yeux devant les évolutions importantes qui ont changé la « donne » !

 

La ruralité de la société a pratiquement disparu : majoritairement la société est devenue urbaine, hétérogène où l’humanisme athée côtoie désormais l’humanisme chrétien.

 

Les croyances se sont diversifiées : les musulmans (de plus en plus nombreux) ont le vendredi pour jour de la prière et ne voient pas pourquoi ils ne travailleraient pas le dimanche. Les juifs ont le samedi pour jour de Sabbat et ne voient pas pourquoi ils ne travailleraient pas le dimanche.

 

La population a fortement augmenté et la cellule « familiale » s’est profondément modifiée. Le nombre d’enfants par famille a considérablement diminué et surtout la structure « familiale » a explosé : les familles monoparentales, décomposées, recomposées dépassent les 35 % !

 

La population a beaucoup vieilli…et les maisons de retraites poussent comme des champignons générant des emplois à la personne 7/7 !

 

Les besoins de la société actuelle : transport, santé, restauration, hébergement, loisirs, spectacles, sports, sécurité sont apparus comme des nécessités !!

 

Réclamer le maintien du repos dominical c’est vouloir : interdire la circulation- le dimanche- des trains, des bus, des avions, des navires, fermer –le dimanche- les hôpitaux, les cliniques, les maisons de retraite, interdire –le dimanche-  les réunions sportives, les spectacles, les expositions, fermer les musées, ….interdire –le dimanche- la presse, éteindre la radio, fermer la télé….

 

Bref, maintenir le « repos dominical » est une aberration et une régression par rapport aux nécessités des évolutions sociétales.

 

Vouloir maintenir le «  repos dominical » c’est continuer de regarder l’avenir avec les lunettes du passé.

 

Vouloir maintenir le « repos dominical » c’est vouloir pérenniser la semaine du dogme chrétien d’une civilisation chrétienne alors que la grande majorité de la société ne l’est plus.

 

Le travail dominical (et non le travail 7/7 pour une même personne pour lequel des esprits « étroits » voudraient nous faire croire) est une mutation sociétale et sociale irréversible.

 

Jean-Claude Hubert

Secrétaire Général de Tous Vivants

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