Le sentiment du "lien d'appartenance"

Publié le par Tous Vivants

  Quand leur économie se réduisait à la trilogie : chasse-pêche-cueillette, les êtres humains vivaient apparemment dans une sorte de symbiose avec la Nature. C’est de cette symbiose qu’a pu naître légitimement le sentiment du « lien d’appartenance ». Face aux forces naturelles qui dépassaient infiniment les leurs, nos ancêtres leur avaient donné des substituts qu’ils appelèrent divinités : Eole pour le vent, Neptune pour la mer, Diane pour la Nature sauvage….par exemples.

Ce « lien d’appartenance » trouve une extension rapide. Les divinités sont multipliées par milliers à la fin de l’empire romain…ce qui provoque « l’effritement » du sentiment.

 Simultanément, l’économie subit avec l’agriculture une profonde mutation. Dès le 14ème siècle avant JC, Akhenaton, puis Jérémie, Ezéchiel, Jésus Christ, Mahomet initient le monothéisme. Du lien d’appartenance avec les divinités locales (les dieux lares du foyer) l’être humain va laisser émerger un nouveau sentiment pour, cette fois, un Dieu unique et universel.

Avec les progrès de la technique (manufactures, laboratoires scientifiques…) et l’invention de l’imprimerie, l’économie subit une nouvelle mutation.

Aux vérités révélées des religions se substituent les vérités scientifiques du génie humain.

  Le sentiment du lien d’appartenance quitte ce « Dieu unique et universel » pour un sentiment d’appartenance à « l’Humanité » généré par l’humanisme qui installe l’être humain en « Maître de l’Univers ».

 Devant les catastrophes démographiques, écologiques, sociétales, sociales, devant l’accumulation des pollutions, devant l’échec des sciences exactes face aux sciences biologiques, le sentiment du lien d’appartenance à l’Humanité commence à s’éroder. Devant la disparition des espèces et surtout des discriminations, le sentiment du lien d’appartenance à l’Humanité se dissout ou plutôt s’émiette en égoïsmes. Le lien d’appartenance est rompu tant avec les institutions de la famille et du mariage, qu’avec celles de l’entreprise et de la politique.

La recherche d’une alimentation saine, de produits biologiques, d’une consommation responsable et engagée, d’une éducation à des comportements respectueux des équilibres naturels génère une nouvelle mutation du sentiment du lien d’appartenance.

Cette fois, c’est le sentiment d’un lien d’appartenance avec l’ensemble de la communauté du Vivant humain et non humain.

Ce sentiment lié au Vivant, porté par les forces écologistes et biocentristes, devient si important que les religions et l’humanisme tentent de le récupérer.


        Sans crédibilité !! Sans succès !!

 

Jean-Claude Hubert
      Secrétaire Général de Tous Vivants

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