Le contexte d'impuissance de la Protection Animale

Publié le par Tous Vivants

 

Née d’une sensibilité à la souffrance d’autrui,  la notion de « Protection » a rapidement englobé « l’être animal ».

 

Eprises de compréhension, de compassion et d’empathie, de nombreuses personnes se sont associées pour défendre et protéger la condition animale.

Chaque association gardant sa spécificité culturelle…et toutes rejetant la « politique » dite partisane qui ne pouvait que « les diviser ».

 

A cette spécificité « apolitique » globalement consensuelle,  s’est ajoutée une « spécialité associative » : ainsi les unes s’assignent pour objectif la protection des oiseaux quand d’autres privilégient la protection de la faune sauvage, et d’autres encore militent pour l’abolition de la chasse ou de la corrida, l’interdiction de la vivisection, de la captivité de la faune sauvage…

 

Mais si beaucoup d’associations renoncent au « politique », elles ne renoncent pas pour autant aux différentes spiritualités : de l’anthroposophie… à la Fraternité Blanche Universelle en passant par les différentes religions, le bouddhisme….

 

« Apolitisme », « spécialité » et « spiritualité » sont des positions intellectuelles et spirituelles tout à fait respectables. Elles expriment la richesse et la diversité des opinions et des sensibilités.

 

Mais elles ne sont pas appropriées aux objectifs généraux souhaités.

 

Un constat : les dénonciations toujours plus nombreuses de violences à l’égard des animaux !

Mais ces dénonciations ne sont – elles pas le signe d’une certaine complaisance à l’égard de ces violences comme la reine Marie Antoinette avait besoin des pauvres gens pour se donner bonne conscience en pratiquant la charité !

 

Les positions des associations à l’égard du pouvoir et de ses lobbies sont très différenciées : certaines associations se félicitent d’être reçues dans les ministères quand d’autres se réjouissent d’être invitées à différentes réunions, rencontres, débats…quand d’autres encore préfèrent une certaine forme de radicalité….

 

« Apolitisme », « spécialité », « spiritualité » et « diversité d’approche » ne conduisent actuellement qu’à une concurrence pour ne pas dire une rivalité ou pire encore une hostilité entre les associations. Concurrence, rivalité ou hostilité qui font le jeu du Pouvoir…et remettent aux calendes grecques tout progrès décisif en faveur de la Protection Animale.

 

Alors que ces différences originelles peuvent et doivent conduire à une fructueuse diversité d’une seule et même volonté politique.

 

Être réaliste c’est reconnaître qu’aucun progrès ne peut être fait sans le socle d’une ferme volonté politique pour une vision globale du Vivant et de l’être sensible humain et non humain.

 

Cette ferme volonté politique s’exprime, pour la première fois, dans TOUS VIVANTS !

Jean-Claude Hubert
Secrétaire Général de Tous Vivants

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