Nous sommes tous des birmans

Publié le par Tous Vivants


 

La Birmanie est un pays asiatique situé entre le Bangladesh, l’Inde, la Chine, le Laos et la Thaïlande, avec une façade sur le golfe du Bengale. Superficie : 678000 km2  et  population : 49 000 000 d’habitants.

 

Le cyclone Nargis qui s’est abattu sur la Birmanie aurait causé plus de 100 000 morts ! et plusieurs centaines de milliers de blessés.

 

Au – delà du nombre de morts, du nombre de disparus, de blessés, de familles sinistrées,au-delà des millions de sans abri, au-delà des dégâts matériels catastrophiques il y a ce qui ne pourra jamais être mesuré : la souffrance de tout un peuple.

 

Un peuple victime d’une catastrophe « naturelle » et dont la souffrance s’accentue au pied du mur d’imprévoyance de ses dirigeants : une junte militaire dont l’unique souci, d’après la presse, est de se maintenir au pouvoir.

 

L’Inde aurait prévenu les autorités birmanes sur l’imminence du cyclone, sa gravité et toutes les questions de prévention qui y sont liées.

 

Il faut évoquer aussi l’inertie et l'incurie du Pouvoir à faire face à la catastrophe : rétablissement de l’eau, de l’électricité, des communications, des routes….

 

Il faut évoquer encore le nationalisme de ces généraux qui refusent beaucoup de l’aide étrangère proposée. Ces généraux font de leur pays un sanctuaire afin de ne permettre le moindre échange, la moindre ingérence à leurs yeux.

 

Cet isolement économique, commercial et sanitaire, dans ces circonstances, risque de conduire le peuple birman à toujours plus de misère et de souffrances.

 

Des zones agricoles, grenier à riz du pays, sont inondées. Quelles conséquences sur les futures récoltes ? La Birmanie exporte des excédents de riz. D’autres pays voisins risquent eux aussi « l’insécurité alimentaire ». Nul désormais ne peut se sauver seul !

 

Des centaines de milliers d’animaux, le ventre gonflé, flottent sans vie sur des fleuves d’eaux boueuses. Des animaux de troupeaux, des animaux sauvages disparaissent, réduisant ainsi la biodiversité.

 

Des forêts brisées pour des décennies !

 

Des lieux de vie détruits.

 

Des espoirs, des joies, des souffrances, des efforts, de la sueur, balayés, écrasés, pulvérisés en quelques heures.

 

Les silences, les absences, les ruines, les larmes…et bientôt l’oubli. L’actualité est dévoreuse de mémoire.

 

 Non, nous n’oublierons pas. Nous sommes tous des birmans !

Jean-Claude HUBERT
Secrétaire-Général de "Tous Vivants"

Publié dans Actualités

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