La pensée biocentriste ou bio-végétale

Publié le par Isabelle SOUBIRAN

S'accrocher pour promouvoir, petit à petit, une autre vision du monde, un 
autre mode de pensée, dans cette lourdeur matérielle et matérialiste.

Il y a tant à faire en matière de créations de nouvelles activités 
éthiques, de construction d'une nouvelle société.

Il suffirait d'une véritable volonté politique, d'une véritable volonté de 
coopération interactive, de mises à disposition de moyens humains et 
matériels spécifiques à la cause du Vivant.

Je n'y connais pas grand chose, mais s'il y a un aspect dont je suis 
convaincue, c'est que l'on s'éparpille dans tous les sens, et cela freine 
notre progression vers cette nouvelle conscience. car l'on n'a pas encore 
placé la cause du VIVANT au centre de toutes nos préoccupations, humains 
et non-humains confondus, sans aucune discrimination de race, d'âge, de 
sexe, d'espèce. Pour reprendre l'expression de JC Hubert : « Etre humain 
ou Etre animal, nous sommes tous des Etres ! ».

Tant que notre civilisation persistera à vouloir utiliser d'autres Etres 
pour son propre bien-être, pour son plaisir et ses besoins, pour son 
profit et son énergie. aucun de nos maux et inquiétudes ne seront résolus.

 La société utilitariste apparaît aujourd'hui si obsolète, dépassée, « 
mal-heureuse » ! C'est une société soucieuse du bien de tous les Etres 
Vivants, Responsable, Respectueuse, digne d'être qualifiée d' « humaine »
qui doit naître et cela est pourtant tellement à notre portée immédiate 
qu'il est ridicule que nous nous obstinions à passer à côté sans le voir.

« Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'il te fasse ». 
Interaction et non exploitation. Partage et non profit, Responsabilité et 
non utilité.

C'est dans cet esprit-là que je place mon espoir dans cette « Nouvelle 
Donne Politique », dont l'emblématique est la considération de l'Animal en
tant qu'Etre Vivant, pour ce qu'il est, et non pour ce à quoi il sert. il 
en va de même pour l'Humain bien entendu, puisque l'Humain et l'Animal 
sont réunis dans cet ensemble planétaire du Vivant Sensible et Conscient.

La priorité doit être donnée à la non-souffrance physique et physiologique 
d'un Etre Vivant qu'il soit humain ou non-humain, et ce à l'échelle 
planétaire.

Je rejoins "Tous Vivants" qui veut re-donner à « l'Animal » sa réelle 
importance, celle qui nous rappelle que l'Animal est un Etre tout comme 
l'Humain, ressentant amour, chagrin, peur, faim, froid, joie, souffrance. 
Parce que l'Animal est l'emblème de mon combat car il a été depuis la nuit 
des temps le réceptacle de nos comportements de domination, 
d'exploitation, de mises à mort préméditées, d'irrespect total,
d'indifférence, de mépris.

Pourquoi ??.

 Parce que c'est la « nature » de l'Homme, son rôle de « prédateur » ?. 
disent certains.

Ah bon !?? Quand ça l'arrange l'Homme invoque sa « nature », sa « 
bestialité » même. Tout en affirmant paradoxalement qu'il est « le plus 
intelligent », « le plus évolué ». Bref, ces sempiternelles justifications 
médiocres et carrément lamentables qui ne sont guère représentatives d'une 
espèce dite « évoluée » !

 A l'Animal, souffre-douleur, martyre de nos civilisations, on lui fait 
pourtant jouer un rôle des plus nobles qui soit,  on devrait le vénérer, 
se prosterner devant lui pour tout ce qu'on lui prend, lui dérobe, le 
force à faire et à produire ! Toute notre économie repose sur le dos de 
l'Animal. Une effroyable économie qui repose sur des Etres qui vivent, 
respirent, aiment, nous aiment, nous attendent, espèrent de nous des 
gestes enfin humains et fraternels.

Qu'avons-nous fait à nos Frères ?!.

Il est temps, grand temps, urgent, vital de nous réconcilier avec l'Animal 
qui nous a déjà pardonné, lui. Si nous voulons que naisse enfin cette 
société nouvelle respectable et respectueuse. En libérant les Etres qui 
sont à notre merci et sous notre domination, nous nous libérons nous-mêmes 
de tous nos problèmes de guerres, maladies, injustices, emprisonnements, 
solitudes.

La vraie nature de l'Homme n'est pas d'être un prédateur, mais un 
libérateur, un créateur conscient de ses responsabilités, un moteur de la 
co-évolution de toutes les espèces.

 JC. Hubert répète souvent : « Après les temps préhistoriques, puis 
historiques, viennent les temps biologiques, des temps qui respectent la 
vie et le vivant.
Après la symbiose avec la nature, après la pensée monothéiste ou 
religieuse, après la pensée anthropocentriste ou humaniste. vient la 
pensée biocentriste ou « bio-végétale »: une pensée qui place le Vivant au 
centre de nos préoccupations ».

La souffrance endurée tous les jours par des milliards d'individus 
sensibles, humains ou non humains : c'est cette cause là qui est 
prioritaire !

Ils souffrent, en proie à la terreur, à la torture, à la violence, au 
massacre : c'est là qu'est l'urgence absolue !

Le choix existe : le choix de respecter le Vivant ! Le choix d'adopter des 
comportements responsables et engagés !

Tout se répercute à l'infini puisque tout est interactif, directement et 
indirectement. Alors travaillons vite à transformer toute industrie, tout 
commerce, toute consommation basés sur l'exploitation et la cruauté.

Puisqu'on parle beaucoup de ce précieux « pouvoir d'achat ». Prenons 
conscience qu'en effet, nous l'avons ce pouvoir ! Le pouvoir de changer 
les choses, ne serait-ce qu'en choisissant ce que l'on consomme, ce que 
l'on achète : en ne choisissant que ce qui respecte la Vie des Etres 
Sensibles.

Voilà donc pourquoi je soutiens "Tous Vivants" qui place l'Etre Vivant 
Sensible au 1er rang de ses préoccupations avec, comme emblème, la 
condition animale dans nos sociétés . ô combien génératrice d'une 
évolution planétaire de l'humanité, elle-même moteur d'une co-évolution de 
toutes les espèces, de TOUT le Vivant.

Vesna  LAZAREVIC
Vice-présidente de Tous Vivants à la Consommation Responsable et Engagée

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jean-claude Hubert 27/08/2008 13:48

Je partage tout à fait ce point de vue. Cette discrimination à l'égard de l'animal (être vivant sensible) tient à l'endoctrinement d'une éducation anthropocentrique (religieuse ou humaniste) dont nous avons bien du mal à nous défaire.

Sylvain 27/08/2008 10:53

Bravo. J'ajouterais que l'homme pèche contre la dignité humaine, lorsqu'il fait directement ou indirectement (complice) souffrir un être sensible quel qu'il soit. Or, c'est de la dignité humaine qu'il pense tenir sa supériorité, supériorité qu'il évoque pour justifier son droit à disposer d'être vus comme inférieurs. C'est un paradoxe. Je pense que la mise en évidence de ce paradoxe est très pertinent. faire souffrir un animal c'est entacher l'espèce humaine d'une faute qui réduit sa dignité.

Marielle PERNIN 29/05/2008 00:36

merci à Vesna de nous rappeler combien les animaux sont nos compagnons , travailleurs courageux à qui on ne demande pas leur avis.
La bio-diversité animal et végétale étaient nos chevaux de "bataille" dans la revue CoÉvolution dont je fus la co-fondatrice.
Merci d"avoir fait apparaître cette notion fondamental et si importante pour la défense de tous les êtres vivants et sensibles