Devenir comportementaliste animalier

Publié le par Isabelle SOUBIRAN

Je m'appelle Audrey Bien , j'ai 19 ans. Je souhaite devenir comportementaliste animalier.

En quoi consiste le métier de comportementaliste?

Un comportementaliste est le spécialiste de la relation homme/animal (en particulier les animaux domestiques comme le chien et le chat mais aussi un animal proche de l'homme : le cheval). Son rôle est de "réconcilier" l'homme avec son animal quand les relations deviennent difficiles, mais aussi de prévenir, en donnant des conseils d'éducation et de comportement. Consulter un comportementaliste permet de mieux comprendre son animal, son comportement, son langage. Il agit aussi bien au niveau du maître que de l'animal : les deux sont en cause car il y a bien une interaction entre l'homme et l'animal.

Pourquoi vouloir faire ce métier ?

Tout d'abord parce que je serai en contact au quotidien avec des animaux (même si j'ai un chien, cela me permettra de vivre ma passion au travail). Ensuite parce que je vais pouvoir aider sur le terrain des êtres en difficulté, ce ne sera qu'une goutte d'eau, mais il me semble important de le faire. En restaurant, en améliorant au quotidien les relations homme/animal j'oeuvrerai pour mon idéal : le respect et le bien être du Vivant dans son ensemble. C'est mon amour pour les animaux et le respect de tout le Vivant qui m'a amené à ce choix. Les hommes se sont au fil du temps éloignés de la faune et de la flore, essayant sans relâche de tout diriger. Mais en faisant cela ils se sont paradoxalement éloignés de leur propre nature, de leur propre essence. C'est pourquoi je pense qu'il faut replacer l'homme au cour du Vivant : par cela je ne veux pas dire "retourner au temps des cavernes", comme beaucoup de personnes l'interprètent, mais tout simplement RESPECTER tous les êtres Vivants de cette planète , afin de vivre en paix et en harmonie avec le monde , parce que nous sommes tous sensibles et TOUS VIVANTS.

Pour parler concrètement, les études ne sont pas gratuites... Par exemple des études comme les miennes reviennent à 4000 ou 5000 euros, et ce ne sont pas les plus chères. Pour les financer, j'ai donc chercher un travail autour de chez moi : j'ai été embauchée au supermarché Champion en tant qu'hôtesse de caisse. Mon contrat est de huit heures minimum par semaine (contrat étudiant). Je fais en moyenne 13 heures et plus (j'ai travaillé jusqu'à 27 heures). J'y travaille depuis le 19 novembre, je n'ai gagné que 450 euros environ.

Cela soulève un gros problème de société : les jeunes ont du mal à payer leurs études,mais aussi à travailler en même temps. Moi j'ai la chance d'habiter chez mes parents et de me diriger vers des études par correspondance (avec de nombreux stages pratiques), mais tous les jeunes ne sont pas dans mon cas.

Il y a donc beaucoup de choses à changer, à faire évoluer dans tous les domaines dans le sens du respect et du bien-être du Vivant dans son ensemble : être humain et non humain.

Audrey BIEN - Vice Présidente Section Jeunesse (décembre 2007)

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Durand -Truchement Marie-José 09/06/2008 11:23

Toutes mes félicitations Audrey, et tous mes voeux de réussite tant dans ta vie professionnelle que dans ta vie de militante. Les deux sont intimement liées et c'est ce qui fera ta force.
Merci pour nous tous et toutes les vivants.
Meilleurs sentiments
Marie-José

jean-claude Hubert 15/04/2008 10:56

Je tiens à féliciter Audrey pour avoir su exprimer avec une grande simplicité les difficultés actuelles pour accéder non seulement à l'emploi de son choix mais au premier emploi tout court. Quand j'entends des critiques à l'égard des "jeunes" je me demande toujours si ces critiques ne masquent pas nos responsabilités quant à l'avenir que nous avons préparé et que nous leur préparons.
Bon courage Audrey !